Juste des tempéraments détraqués
S'il fait le beau
C'est parce qu'il est en chien
Y'a plus de question
Juste des affirmations matraquées
S'il fait le sot
C'est parc'qu'il y puise plus rien
...
Il y pleut plus rien.
Rayon de sommeil.
Bail à céder.
Un petit mot pour dire : parution imminente sur ce blog de deux extraits piteusement choisi dans mon roman largement abandonné mais prochainement
retappé (sûrement dans tous les sens du therme aime des aires.) et allongé! ce n'est pas les idées qui manquent c'est d'un : quelques références, de deux : une direction claire, de trois :
essayez de virer des clichés (même si ça en déborde je pense), de quatre : rendre mon rapport de stage pour coucher le tout.
Ces extraits disparaîtront pour cause de paranoïa, je viens de commencer un livre à paraître dans la maison d'édition où je suis en stage où j'ai trouvé d'étranges similitudes rien qu'avec les
extraits que j'ai pu mettre ici...
Vais peut-être vous innonder d'un peu de poussière également.
Je vous salue.
Bonustrack:
Aux premiers abords, La Peau et les os semble être un récit autobiographique, pessimiste, noir, voir pour certains critiques « anarchiste ». Georges Hyvernaud puise dans l’expérience des camps, il ne souhaite pas bonifier ni faire dans le symbolisme, ne pas collaborer au « mensonge » de la littérature. L’œuvre, dans son retentissement actuel, devient un témoignage essentiel et rejoint la littérature. L’œuvre reste tout de même dans le domaine de la fiction car Hyvernaud refuse d’être pris en tout et pour tout pour le narrateur de l’œuvre.
Mais la franchise de ton, provocateur, sans tact, jouant du grotesque et du registre scatologique, fait de La Peau et les os un roman qui pose des questions, qui réfléchit sur le drame, la portée du tragique, de l’Histoire sur l’homme en tant qu’individu. Le phraser sec joue de l’oralité et des assonances, ce qui a favorisé l’adaptation musicale opérée par Teyssot-Gay. « Ce qui m’intéresse, c’est de dire sans tricher ce malheur mou, ce malheur bête où nous pataugeons (…). Au moins quand on vit ce malheur-là, tout devient clair. Tout ce qu’on nous cachait. Ils nous laissaient croire aux morales, aux musées, aux frigidaires, aux droits de l’homme. Et la vérité, c’est l’homme humilié, l’homme qui ne compte pas. Fini, le temps des phrases. La vérité, c’est la faim, la servitude, la peur, la merde. Comme aux pires époques. On n’en est pas sorti, des pires époques. Elle est jolie, leur Europe. » (p.57- piste 3 de l’album). Véritable plaidoyer, cette citation montre bien l’importance du choc que représente ce souvenir, cette marque de l’événement. 5 ans de captivité rendus en 150 pages.
L’idée principale, la description même du poids de l’événement est rendue par le titre de l’œuvre qui rend compte par métonymie de l’homme La Peau et les os dans la fonction animale, machinale de l’homme réduit à la soumission de ses besoins, sans matière à penser. Charpente du corps, voilà tout ce qui reste d’identité à l’homme dans sa mécanique organique.
Le narrateur porte alors une ambiguïté par son anonymat, puis par le fait qu’il n’est jamais assimilé à l’auteur. La détention montre alors la problématique même qui tient le roman d’Hyvernaud : la captivité c’est la crise de l’identité. L’ancien normalien condamne alors dans une certaine mesure la littérature et l’Histoire, critique le besoin d’explication de l’horreur, de justification, de réflexion sur le sens de la vie. Hyvernaud trace alors des plaies dans les idées reçues, et place la mémoire au centre même de l’œuvre.
Si le ciel aigri dégrise ma mémoire
De tous mes beaux souvenirs ce soir :
Je pense pouvoir saigner sans plaie
Si la vie se dénude de tous ses accessoires
Et me laisse voir ce qui de moi reste vrai
Je crois bien que je m’en irai à jamais
Sans hésiter en pleurant peut-être
Pathétiques sont nos moments extatiques
Alors le temps nous les trafique
Et le vent nous les pique
Je m’envole dans la honte
Je me branle sur les excuses
Si un jour j’arrive à la fonte
On fera de moi une écluse
Qui retient les flots naturels
Je pense pouvoir souffrir sans m’ouvrir
La haine vient s’achever en soupirs
Le bateau coule en moi
Le mousse me flotte aux yeux
Si après ça y a encore la foi
J’irai baisser les noms de Dieu
Pour qu’ils ne me parlent plus jamais
Et qu’ils vous ignorent pour toujours
Si le paradis pour moi s’inventait
C’est que les bateaux coulent chaque jour
Pillés de leurs trésors
Epaves dans ta gueule
Epaves dans ta gueule
Epaves
| Mot-clef | Moteur | Visites |
|---|---|---|
| maroufleur | 3 | |
| homme nue | 1 | |
| mon maitre m'expose nu | 1 | |
| homme noir nu | 1 |
| Juillet 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires