Mon prince,
Je ne me fendrai plus
De l’élégance d’une révérence
Je m’en suis repu
Et dans mes rêves l’errance
Des vagabonds tempête
Écume leur rage sur mes côtes
Jusqu’à engloutir mon être
Dites-moi à qui la faute ?
Mon prince.
Mon prince,
Je ne feindrai plus rien
Pas même le respect, connard
Le laid ronge mon sein
L’horreur, la folie ont leur part
Ma raison s’émiette
Accuse en moi la lâcheté
Jusqu’à engourdir ma tête
Vide-moi de ma monstruosité
Mon prince
Mon prince,
Je porte ce couteau
Dans l’espoir de vous saigner
Bientôt planté au dos
Dans votre sang me baigner
Que ce rire m’embête
Mon seigneur je suis sérieux
Et mes coups s’entêtent
Dites-moi d’abord monsieur,
Qui a posté ce judas à votre porte ?
Mon prince,
Voici votre dernière couronne
Et vos nouvelles terres
J’ai astiqué votre trône
Et je compte bien m’y plaire.
19.11.2009
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