Publié dans : Chansons aux paumes
Dimanche 19 avril 2009

Des rivières de lumière

Je crois en ta pupille

J’y croise mes odeurs passagères

Je te vois, jolie fille…

Je m’expose à tes yeux roses

Si j’explose, c’est morose

Que j’y viens et m’expose

En pôle destruction si j’ose…

Tu clignes des orbites

Tu n’veux pas que j’y habite

Tourne ma tête

En moitié de graine

Comme une racine

Qui pousse à la haine

A vomir par-dessus corps

A aimer par-dessus mort…

            Et je m’expose à tes yeux roses

            Les lèvres fanent toutes closes

            Que j’y tienne n’est pas une cause

            Pour t’offrir si tu l’oses…

Tes yeux roses les rendent con-cons

Il n’y a pourtant que du bon

Dans tes prunelles cotons

J’y noie mes espoirs de garçon

Tu t’espaces

Demandes rançon

Tu te lasses

De chaque chanson

A chanter par dessus corps

A oublier par dessus mort…

Je m’expose à tes yeux roses

Si j’explose, c’est morose

Que j’y viens et m’expose

En pôle destruction si j’ose…

Et tu égraines les regards

Mais aujourd’hui c’est trop tard

Pour revenir nous voir

On a les yeux tout hagard

Qui brûle pour moins conne

Et  brûle pour moins folle

A aimer par-dessus corps

A pleurer par-dessus mort…

            Et je m’expose à tes yeux roses

            Je ne tiens plus la pose

            Tu ne viens plus à la prose

            Tu te fane en ménopause…


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Publié dans : Du poussiéreux à vos souhaits?
Dimanche 12 avril 2009

Je suis la pin-up de l’église.

 

Je suis ceux que je fuis.

Je suis aussi lassant qu’une chaussure vous m’aurez à l’usure.

 

Je suis nul.

Je suis honte du cœur.

 

Je suis la rose tétanos rouillée.

Je suis. Mais j’en doute.

 

Je suis un steak à chier.

Je suis le démon étrange qui suce vos anges.

 

Je suis l’ogre de vos sucres.

Je suis un feu qui s’éteint à la pisse.

 

Je suis le vide du trop-plein.

 

Je suis la mort de ma vie.

Je suis la vie de ma mort.

 

Je suis ce que je ne veux pas être.

Je suis guignol dans ce théâtre. Bon à rien. Mal à l’aise.

 

Je suis fini.

Je suis une merde malchanceuse qui ne se prend aucun pied.

 

Je suis l’égocentrique de mon nombril.

Je suis le reflet de mon ombre.

 

Je suis défoncé à coup de sobriété.

 

Je suis votre connerie réussie.

 

Je m’en fous de vivre bien. L’important, c’est de mourir décemment.


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Publié dans : Du poussiéreux à vos souhaits?
Mercredi 8 avril 2009

Accrochées aux papiers tue-mouches. J’ai pas l’air louche à fendre l’air de ma couche, muni de ma saoule bouche.

Mes facettes d’ozone, perdues dans la zone des sourires disgracieux offerts aux souvenirs malicieux. Tu te souviens… Souviens-toi.

Accrochée aux lèvres tue-espoir, comme celle d’une caresse faite un peu pour voir, mais pas plus, il ne faudrait pas y croire.

La civilisation étreinte au papier peint, j’ai vue sur des millions de collines qui ne me paraissent pas voisines, qui ne sont pas le rendez-vous des mouches à merde, j’y verse mes envies coquines, et ma mémoire reste volatile, effet merde, et fait merde.

Comme on lance sur les murs de quoi ne pas se cracher sur les pieds, j’irai tenir tête aux décapités, ça ne tombe pas dans l’œil d’un aveugle, le noyé qui beugle non-entendu par le sourd, comme l’on désespère d’avoir eaux d’amour.

Aussi sûr, aussi saoul, c’est groovy de perdre conscience, mes grandeurs de pauvre glandeur, les gens n’ont qu’une seule odeur ! Ceci explique l’invention, pour tuer civilisation, le papier tue-mouche, procès verbal de l’espèce, je te pisse à la raie je le confesse.

A naître là que pour sa poire, on se partage en bouts pourris, et la mouche nous sourit, et les mouches nous sourient. La mouche te sourit, collée à ton aisselle, noyée nourrie de tes perles, non tu n’es pas la plus belle, ta face fait office de tue-mouche.

Sous nos espoirs de voler, d’enfin arriver à décoller pour à jamais s’éloigner, je peux toujours rêver nous voir un soir, s’agglutiner au papier tue-mouche, saigner du pue d’espoir, se confiner à mourir en touche. Ecornés au corner, t’as l’air sur les nerfs de crever à l’envers !

La tête retournée, la nouvelle société sait se révulser, se renverser. J’ai eu vent, transpercé par les news confirmant les bourses. Les réflexes restent complexes, perplexes, en mécanisme singulier, de la jouissance sur le papier…

Je suis toujours au papier tue-le-temps, et je ne m’en plaints pas pour autant.

On connaît la chanson, celle des cons qui s’écrasent dans un refrain qui baise la sélection et bousille toutes les extases.

Moi, je suis. Toi, tuée. Pour qui ? Pourquoi ? Faire d’une mort, la vie du remord. Tu m’embêtes, tu m’les pètes. Moi, je fuis. Gracieux graisseux collé au papier, t’iras aux cieux ou à la poubelle, l’organe en peau de chagrin, quand il y aura plus rien, tu seras peut-être enfin libre… Mais pour l’instant, les mouches nous sourient, on ne leur répond pas, on ne sourit que pour mentir, et pour s’entendre dire qu’on a de belles dents, de celles qui veulent bouffer du pleur, mordre la peur et s’enfuir… Mais pour le moment, la mouche me sourit, le papier à l’angle, elle y va… C’est pas la première que je ne sauverai pas.

 

Accrochées aux papiers tue-mouches. J’ai pas l’air louche à fendre l’air de ma couche, muni de ma saoule bouche.


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Publié dans : Du poussiéreux à vos souhaits?
Dimanche 29 mars 2009

Sûr que le surlendemain

N’arrivera pas demain

Deux mains de maître

En chêne un hêtre

Et quelques faits exprès

Viendront bien près

Me taquiner la lèvre

Secouer ma sève

Foutre la fête

Dans ma tête

Le bordel, l’horreur

Au fond du cœur

 

Sûr que le surlendemain

N’arrivera pas demain

Et aujourd’hui…

Il n’a fait que nuit

Et sur hier

Déjà un tas d’poussière

Ma voilà la lèvre

Qui de bière s’achève

Pour mettre la tête

Dans l’amnésie

Pour foutre ma tête

Dans l’oubli

 

Sûr que le surlendemain

N’arrivera pas demain

Demain  deux maîtres

Enchaînent un être

Et quelques faits divers

Viendront au verre

Me taquiner la lèvre

Et je me crève

A danser au bal

Seul dans la salle

L’ébriété d’un valseur

Seul dans son cœur

 

Sûr que demain

Il n’y aura pas de mains

Pour indiquer l’chemin

Eh bien, je le craints

Qu’pour oublier la poussière

J’irai au bal de mes nerfs

Trempés à la bière

Je n’serai jamais fier

De mettre la tête

Dans un brouillard

De mettre la tête

Du matin au soir


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Publié dans : Essuyez vos pieds et encrez
Samedi 28 mars 2009
J'ai rien écrit depuis fort longtemps par manque de temps (mais pas de besoin). Le blog va cependant reprendre vie à coup d'antiquités, d'écrits en cours... De tout plein de choses plus ou moins assumées, j'en appelle à votre indulgence !

Dès qu'il y a du vrai neuf, j'essayerai d'en éjecter dans ce blog un peu à l'abandon !

PS:
http://myspace.com/agentreel

A plus !!!!

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