Accrochées aux papiers tue-mouches. J’ai pas l’air louche à fendre l’air de ma couche, muni de ma saoule bouche.
Mes facettes d’ozone, perdues dans la zone des sourires disgracieux offerts aux souvenirs malicieux. Tu te souviens… Souviens-toi.
Accrochée aux lèvres tue-espoir, comme celle d’une caresse faite un peu pour voir, mais pas plus, il ne faudrait pas y croire.
La civilisation étreinte au papier peint, j’ai vue sur des millions de collines qui ne me paraissent pas voisines, qui ne sont pas le rendez-vous des mouches à merde, j’y verse mes envies
coquines, et ma mémoire reste volatile, effet merde, et fait merde.
Comme on lance sur les murs de quoi ne pas se cracher sur les pieds, j’irai tenir tête aux décapités, ça ne tombe pas dans l’œil d’un aveugle, le noyé qui beugle non-entendu par le sourd, comme
l’on désespère d’avoir eaux d’amour.
Aussi sûr, aussi saoul, c’est groovy de perdre conscience, mes grandeurs de pauvre glandeur, les gens n’ont qu’une seule odeur ! Ceci explique l’invention, pour tuer civilisation, le papier
tue-mouche, procès verbal de l’espèce, je te pisse à la raie je le confesse.
A naître là que pour sa poire, on se partage en bouts pourris, et la mouche nous sourit, et les mouches nous sourient. La mouche te sourit, collée à ton aisselle, noyée nourrie de tes perles, non
tu n’es pas la plus belle, ta face fait office de tue-mouche.
Sous nos espoirs de voler, d’enfin arriver à décoller pour à jamais s’éloigner, je peux toujours rêver nous voir un soir, s’agglutiner au papier tue-mouche, saigner du pue d’espoir, se confiner à
mourir en touche. Ecornés au corner, t’as l’air sur les nerfs de crever à l’envers !
La tête retournée, la nouvelle société sait se révulser, se renverser. J’ai eu vent, transpercé par les news confirmant les bourses. Les réflexes restent complexes, perplexes, en mécanisme
singulier, de la jouissance sur le papier…
Je suis toujours au papier tue-le-temps, et je ne m’en plaints pas pour autant.
On connaît la chanson, celle des cons qui s’écrasent dans un refrain qui baise la sélection et bousille toutes les extases.
Moi, je suis. Toi, tuée. Pour qui ? Pourquoi ? Faire d’une mort, la vie du remord. Tu m’embêtes, tu m’les pètes. Moi, je fuis. Gracieux graisseux collé au papier, t’iras aux cieux ou à
la poubelle, l’organe en peau de chagrin, quand il y aura plus rien, tu seras peut-être enfin libre… Mais pour l’instant, les mouches nous sourient, on ne leur répond pas, on ne sourit que pour
mentir, et pour s’entendre dire qu’on a de belles dents, de celles qui veulent bouffer du pleur, mordre la peur et s’enfuir… Mais pour le moment, la mouche me sourit, le papier à l’angle, elle y
va… C’est pas la première que je ne sauverai pas.
Accrochées aux papiers tue-mouches. J’ai pas l’air louche à fendre l’air de ma couche, muni de ma saoule bouche.
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