Du poussiéreux à vos souhaits?

Lundi 26 octobre 2009

Publié dans : Du poussiéreux à vos souhaits?
Je me révèle de l’inutilité.

            Un corps.

            Une tête. Des bras…

            Rien de plus, même pas moi…

            Jaloux, mangé, suspectant tout…

            Laisser rien qu’une empreinte.

            Pas une marque qui s’efface.

            Sourire.

            Ne pas souffrir.

            Vivre.

            Ne pas mourir.

            Agiter les bras, secouer le cerveau…

            Avoir l’air… voir être quelqu’un.

            Avec :

            Un corps.

            Une tête. Des bras… Et quelques baisers.

            Mais une histoire bâillonnée qui doit se taire.

            Un homme qui s’est tu.

            Des hommes qui se tuent.

            Avoir des paroles et du sens.

            Du génie, du génie… Du génie de parodie oui…

            Tout juste ridicule

            Enfermé dans la camisole

            D’une folie d’école.

            Des nuages à l’appui

            Litanies qui s’enfuient…

            Des nuages à la pluie

            Me voilà trempé…

            Détrempez-vous.

            Détrompez-vous…

            Avoir…

            Une fierté…

            Une tête…

            Des empreintes…

            Avoir.

            Avoir…

            Sa fierté,

            Sa tête,

            Ses empreintes….

            Mais non ,terrain miné, oublier, passer devant, ne pas rire, ne pas pleurer.

            Maintenir l’illusion.

            Boire de l’espoir.

            Broyer du noir

            Tomber, ne jamais se relever

            Se laisser à terre

            Espérer s’y enfoncer…

            Marcher en se traînant.

            Mais souriant…

            Mais rigolant…

            La tête folle raconte de la merde

            Critiquez-moi…

            Dormir en songeant

            Et grimaçant

            Et pleurant…

            La tête folle relate l’amour.

            Critique-moi…

            Mais non, terrain en barbelé, oublier, passer devant, ne pas vivre, ne pas mourir.

            Avoir l’air de quelqu’un

            Mais ne ressembler à rien.

            Se souvenir. Détester l’avenir.

            Se demander ce qui va venir.

            Se voir gerber dans l’évier.

            Se voir en chair et en os…

            Se demander si on est pas invisible…

            Si on est pas risible.

            Si, tout ce que je suis n’a pas changé depuis longtemps et pourquoi ?

 

            Le conditionnel passé tue mon présent de l’indicatif.

            Le futur m’aura à l’usure.

            Passé imparfait et pas des plus simples.

            Et si je crevais rien que pour mon plaisir.

            Et si je crevais ?


Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 3 mai 2009

Publié dans : Du poussiéreux à vos souhaits?

Si le ciel aigri dégrise ma mémoire

De tous mes beaux souvenirs ce soir :

Je pense pouvoir saigner sans plaie

 

Si la vie se dénude de tous ses accessoires

Et me laisse voir ce qui de moi reste vrai

Je crois bien que je m’en irai à jamais

Sans hésiter en pleurant peut-être

 

Pathétiques sont nos moments extatiques

Alors le temps nous les trafique

Et le vent nous les pique

 

Je m’envole dans la honte

Je me branle sur les excuses

Si un jour j’arrive à la fonte

On fera de moi une écluse

Qui retient les flots naturels

Je pense pouvoir souffrir sans m’ouvrir

La haine vient s’achever en soupirs

Le bateau coule en moi

Le mousse me flotte aux yeux

 

Si après ça y a encore la foi

J’irai baisser les noms de Dieu

Pour qu’ils ne me parlent plus jamais

Et qu’ils vous ignorent pour toujours

Si le paradis pour moi s’inventait

C’est que les bateaux coulent chaque jour

Pillés de leurs trésors

Epaves dans ta gueule

Epaves dans ta gueule

Epaves


Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 12 avril 2009

Publié dans : Du poussiéreux à vos souhaits?

Je suis la pin-up de l’église.

 

Je suis ceux que je fuis.

Je suis aussi lassant qu’une chaussure vous m’aurez à l’usure.

 

Je suis nul.

Je suis honte du cœur.

 

Je suis la rose tétanos rouillée.

Je suis. Mais j’en doute.

 

Je suis un steak à chier.

Je suis le démon étrange qui suce vos anges.

 

Je suis l’ogre de vos sucres.

Je suis un feu qui s’éteint à la pisse.

 

Je suis le vide du trop-plein.

 

Je suis la mort de ma vie.

Je suis la vie de ma mort.

 

Je suis ce que je ne veux pas être.

Je suis guignol dans ce théâtre. Bon à rien. Mal à l’aise.

 

Je suis fini.

Je suis une merde malchanceuse qui ne se prend aucun pied.

 

Je suis l’égocentrique de mon nombril.

Je suis le reflet de mon ombre.

 

Je suis défoncé à coup de sobriété.

 

Je suis votre connerie réussie.

 

Je m’en fous de vivre bien. L’important, c’est de mourir décemment.


Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 8 avril 2009

Publié dans : Du poussiéreux à vos souhaits?

Accrochées aux papiers tue-mouches. J’ai pas l’air louche à fendre l’air de ma couche, muni de ma saoule bouche.

Mes facettes d’ozone, perdues dans la zone des sourires disgracieux offerts aux souvenirs malicieux. Tu te souviens… Souviens-toi.

Accrochée aux lèvres tue-espoir, comme celle d’une caresse faite un peu pour voir, mais pas plus, il ne faudrait pas y croire.

La civilisation étreinte au papier peint, j’ai vue sur des millions de collines qui ne me paraissent pas voisines, qui ne sont pas le rendez-vous des mouches à merde, j’y verse mes envies coquines, et ma mémoire reste volatile, effet merde, et fait merde.

Comme on lance sur les murs de quoi ne pas se cracher sur les pieds, j’irai tenir tête aux décapités, ça ne tombe pas dans l’œil d’un aveugle, le noyé qui beugle non-entendu par le sourd, comme l’on désespère d’avoir eaux d’amour.

Aussi sûr, aussi saoul, c’est groovy de perdre conscience, mes grandeurs de pauvre glandeur, les gens n’ont qu’une seule odeur ! Ceci explique l’invention, pour tuer civilisation, le papier tue-mouche, procès verbal de l’espèce, je te pisse à la raie je le confesse.

A naître là que pour sa poire, on se partage en bouts pourris, et la mouche nous sourit, et les mouches nous sourient. La mouche te sourit, collée à ton aisselle, noyée nourrie de tes perles, non tu n’es pas la plus belle, ta face fait office de tue-mouche.

Sous nos espoirs de voler, d’enfin arriver à décoller pour à jamais s’éloigner, je peux toujours rêver nous voir un soir, s’agglutiner au papier tue-mouche, saigner du pue d’espoir, se confiner à mourir en touche. Ecornés au corner, t’as l’air sur les nerfs de crever à l’envers !

La tête retournée, la nouvelle société sait se révulser, se renverser. J’ai eu vent, transpercé par les news confirmant les bourses. Les réflexes restent complexes, perplexes, en mécanisme singulier, de la jouissance sur le papier…

Je suis toujours au papier tue-le-temps, et je ne m’en plaints pas pour autant.

On connaît la chanson, celle des cons qui s’écrasent dans un refrain qui baise la sélection et bousille toutes les extases.

Moi, je suis. Toi, tuée. Pour qui ? Pourquoi ? Faire d’une mort, la vie du remord. Tu m’embêtes, tu m’les pètes. Moi, je fuis. Gracieux graisseux collé au papier, t’iras aux cieux ou à la poubelle, l’organe en peau de chagrin, quand il y aura plus rien, tu seras peut-être enfin libre… Mais pour l’instant, les mouches nous sourient, on ne leur répond pas, on ne sourit que pour mentir, et pour s’entendre dire qu’on a de belles dents, de celles qui veulent bouffer du pleur, mordre la peur et s’enfuir… Mais pour le moment, la mouche me sourit, le papier à l’angle, elle y va… C’est pas la première que je ne sauverai pas.

 

Accrochées aux papiers tue-mouches. J’ai pas l’air louche à fendre l’air de ma couche, muni de ma saoule bouche.


Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 29 mars 2009

Publié dans : Du poussiéreux à vos souhaits?

Sûr que le surlendemain

N’arrivera pas demain

Deux mains de maître

En chêne un hêtre

Et quelques faits exprès

Viendront bien près

Me taquiner la lèvre

Secouer ma sève

Foutre la fête

Dans ma tête

Le bordel, l’horreur

Au fond du cœur

 

Sûr que le surlendemain

N’arrivera pas demain

Et aujourd’hui…

Il n’a fait que nuit

Et sur hier

Déjà un tas d’poussière

Ma voilà la lèvre

Qui de bière s’achève

Pour mettre la tête

Dans l’amnésie

Pour foutre ma tête

Dans l’oubli

 

Sûr que le surlendemain

N’arrivera pas demain

Demain  deux maîtres

Enchaînent un être

Et quelques faits divers

Viendront au verre

Me taquiner la lèvre

Et je me crève

A danser au bal

Seul dans la salle

L’ébriété d’un valseur

Seul dans son cœur

 

Sûr que demain

Il n’y aura pas de mains

Pour indiquer l’chemin

Eh bien, je le craints

Qu’pour oublier la poussière

J’irai au bal de mes nerfs

Trempés à la bière

Je n’serai jamais fier

De mettre la tête

Dans un brouillard

De mettre la tête

Du matin au soir


Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés