Chansons aux paumes

Mercredi 11 novembre 2009

Publié dans : Chansons aux paumes
17 novembre 2004

Un enfant sur la photographie

Et pas celle d’une échographie

Plutôt dix ans après celle-ci

Un anonyme reconnu ici

Un enfant sur toutes les unes

Qui ne bâtira pas de fortune

Qui crève auprès de son père

Une balle, fuite de l’artère

 

            Vous faudra-t-il toujours la légende

            Pour mieux entreprendre

            Vous faudra-t-il toujours la légende

            Pour mieux comprendre

            Vous faudra-t-il toujours la légende

            Vous faudra-t-il toujours la légende

 

Un enfant sur la photographie

Et qu’importe sa géographie

Et qu’importe le coupable

Il nous tient tous pour responsables

Un enfant sur la photographie

Dans tous les esprits

Qui oublient au fur et à mesure

Qui acceptent la bavure

 

            Vous faudra-t-il toujours la légende

            Pour mieux entreprendre

            Vous faudra-t-il toujours la légende

            Pour mieux comprendre

            Vous faudra-t-il toujours la légende

            Vous faudra-t-il toujours la légende

 

Un enfant sur la photographie

Dix millions de gosses hors-champ

Qui seront bientôt hors vie

Et qui ne se laissent pas hors chant

Et qu’importe leur âge

Et qu’importe leur âge

A partir de quand est-il autorisé

Avec ou sans cliché d’être tué…

 

            Vous faudra-t-il toujours la légende

            Pour mieux entreprendre

            Vous faudra-t-il toujours la légende

            Pour mieux comprendre

            Vous faudra-t-il toujours la légende

            Vous faudra-t-il toujours la légende

 

Un enfant à côté de moi

La légende : il est de toi

Prête-le-moi, je ne te le rendrai pas

Et ne pleure pas comme ça…

 

            Vous faudra-t-il toujours la légende

            Pour mieux entreprendre

            Vous faudra-t-il toujours la légende

            Pour mieux comprendre

            Vous faudra-t-il toujours la légende

            Vous faudra-t-il toujours la légende


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Mercredi 4 novembre 2009

Publié dans : Chansons aux paumes

La chance de n'avoir jamais été

Qu'un hiver glacé sur des patins hissés

Nos villes brûlant de mille feux rouges

Pour une nouvelle fois : tout bouge

La foule traîne ses yeux sur toi

Qui lancinante viendra quitter quoi?…

Si l'on t'enlève le haut

Il te reste le bas

L'on t'enracine au caniveau

Penses-tu que tu y tiendras?

 

Dis, tu m'apprendras, toi,

            à croire en tout ça? Nora

 

Pour une fois, mes yeux croyaient avoir

Vus sur autre chose que des toits d'ardoise

Où s'allongent additions et pourboires

Comme une ancienne fois: j'apprivoise

La houle peine que balancent les mères

Et la tienne qui dans tes yeux se terre

Si l'on te retire l'amour

Il te reste les bras

L'on te voit partir tout autour

Penses-tu… tu reviendras?

 

Puis, tu me prendras, toi

            me prendras tout ça. Nora

 

Puis tant pis si ici je n'existe pas

Etre lointain sur des peaux désossées

Maintenant compter les pleurs jusqu'à

Cette fois où Mémoire s'est oubliée

La foule quitte cet étroit sentier

Le tien où tes yeux me perdent

Si l'on me vole Nora

Que me restera-t-il à moi

Si ce n'est le bruit de mes pas

Penses-tu… tu m'oublieras?  (je n'en doute pas)

 

Dis, tu m'appellera, toi

            Nora, quand tu ne croiras plus

Ce que le monde dit de toi

            De moi, dis, tu m'appellera

                        Quand sur l'ardoise l'eau aura

Enfin Plu jusqu'à Sécheresse

                        jusqu'à Mémoire oubliée.


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Mercredi 28 octobre 2009

Publié dans : Chansons aux paumes

Je voudrais juste me ramasser

Sans être obligé de t’oublier

Car si tout est bien au passé

Je voudrais encore te plier

Au soleil d’un mois viril

J’ai le souci du moi d’avril

Et je voudrais encore

            Te déséquilibrer

            Te faire tomber

            Sans m’écarter

            Sur tes lèvres sombrer

La funambule qui tente de traverser

En me laissant à terre sans le filet

Mais laisse-moi te faire valser

Comme un pull j’veux pas t’laisser filler

A l’insomnie d’un jour commun

J’ai le souci de l’amour, enfin

Mais laisse-moi

Na me blesse pas

Mais laisse-moi

            Te déséquilibrer

            Chope le vertige

            Nous écarter

            Que le temps se fige

Damien, tes râles n’y changeront rien

Comme un prénom qui ne rime à rien

Comme une chanson, une encore

Qui parle –c’est con- de toi encore

A ma peur de laisser partir

Qui suis-je pour pas cesser de te dire :

Je ne suis pas mort

Mais laisse-moi fort

            Te déséquilibrer

            Te faire tomber

            Te fous pas de ma gueule

            La vie ne vaut pas rester seule

Je voudrais juste t’embrasser

J’ai le corps ratatiné

La rétine toujours embrouillée

Un resto ou un ciné

Finir comme des loups

A crocs plantés aux genoux

Finir comme des loups

Ameutés entre nous…

            T’aimer

            Te cajoler

            T’ennuyer

            Pour mieux te faire marrer

            Mes yeux à te narrer

            Le vertige de la traversée

            Je partirai qu’après t’avoir embrassé

            Te déséquilibrer

            Me faire renaître

            Ne plus jamais te paumer

            Ne plus jamais disparaître


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Mercredi 21 octobre 2009

Publié dans : Chansons aux paumes

J’ai la vie mal léchée

J’ai la vie mal torchée

Les pas sont las

Ils ne partiront pas

J’ai la vie arrachée

J’ai la peau rabâchée

Café m’endort

La vérité m’en sort

            Ce n’est que chanson

            Passe frisson

            Pauv’ con

            M’écoute pas

            M’écume là

            Je vaux pas mieux

            Que toi mon vieux

J’ai la vie mal rasée

J’ai la vie mais pas assez

Gestes ceux qu’il faut

Qui font parfois défaut

J’ai la vie à racler

J’ai la gorge bâclée

Vin me réveille

Vains rêves d’oseille

 

J’ai le vie mal léchée

Mal timbrée et renvoyée

A l’envoyeur prêché

S’en aller, difficile, vous voyez ?

S’inhaler le parfum

Sans aller pleurer les seins

S’inhaler ses biens

Sans aller perdre les siens

            Ce n’est que chanson

            Passe frisson

            Pauv’ con

            M’écoute pas

            M’écume là

            Je vaux pas mieux

            Que toi mon vieux

            Ce n’est que chanson

            Pas ce frisson

            De confession

            Me croûte là

            M’encule là

            Je vaux pas vieux

            Qu’elle mon mieux

Mais je vous le promets

Je reviendrai…

J’ai la vie mal léchée

J’ai la vie mal torchée

Les pas sont las

Ils ne partiront pas

Mais je vous le promets

Je reviendrai…

Mais je vous le promets

Je reviendrai…

Seul et oublié

Je vous le promets.


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Vendredi 24 avril 2009

Publié dans : Chansons aux paumes

Tu te rappelles, moi, au bis

Mon cas pin-hors service

Tu hais mon répondeur

L’insultes pendant une heure

            Est-ce qu’elle s’aime ? Est-ce ?

            SMS, L’SMS

            Elle sème sans récolter

            Elle s’aime à m’révolter

Tu m’feras plus crédit

Tu voulais qu’ce soit dit

Tu me le cries texto

Transmis, j’trouve ça tôt

Je trouve ça idiot

Quitte à rester main libre

Tu m’tournes le dos

Et moi pourtant je vibre

            Est-ce qu’elle s’aime ? Est-ce ?

            SMS, L’SMS

            Elle sème sans récolter

            Elle s’aime à m’révolter

Ah ! Receler tous nos maux

Harceler par mes mots

Je t’ai retrouvée pendue

Au bout du fil

Les amours défilent

Les histoires toutes perdues

Les histoires sans chaînes

Les réseaux de communication

Butent nos cerveaux

Crèvent nos raisons

            Est-ce qu’elle s’aime ? Est-ce ?

            SMS, L’SMS

            Elle sème sans récolter

            Elle s’aime à m’révolter

J’suis allé voir l’docteur

Pour savoir si mon cœur

Battait sous le répondeur

Pudeur jusqu’à plus d’heure

Et v’là les inspecteurs débiles

Qui, suite à ton suicide

Me demandent mon mobil…

Fort, fait de cette homicide

J’accepte…


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